La population de Mpati, un village du groupement Bashali Mokoto, s’insurge contre les taxes illégales instaurées par les rebelles du M23 dans cette partie de la chefferie de Bashali, territoire de Masisi, au Nord-Kivu (Est de la RDC).
Si la première taxe se paie d’une manière hebdomadaire, la seconde est mensuelle, suivie des amendes pour ceux qui vont à l’encontre, voire des traitements inhumains.
Notre source dans la région ajoute que chaque personne responsable du ménage doit payer une somme évaluée à 1000 FC la semaine comme taxe, sous prétexte que c’est pour la sécurité, et 5 dollars par mois pour l’évolution du mouvement du 23 mars (M23).
« C’est une taxe qu’ils ont instaurée pour chaque ménage, seulement pour les responsables : chaque papa paie 1000 FC. On dit que c’est pour donner aux militants qui font la sécurité. C’est compliqué, ils arrêtent ceux-là qui ne paient pas. Si tu t’acquittes de ces taxes, tu es directement libre sans aucun problème », indique un habitant de Mpati.
Cependant, la population locale ne sait pas à quel saint se vouer vu que toute la région est sous contrôle des rebelles du M23. D’autres sources dans la zone précisent qu’aucun document n’est livré par ces rebelles après versement de la somme exigée.
D’autres formes de taxes sont souvent réservées aux opérateurs économiques qui, à leur tour, paient mensuellement chacun selon ses produits.
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