Le Cercle international pour la défense des droits de l’homme, la paix et le développement (CIDDHOPE) s’inquiète du compartment qu’affichent certains officiers militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans les zones opérationnelles au Grand Nord-Kivu (Est de la RDC), dans un communiqué de presse du 13 octobre et parvenu à Azzureplus, lundi 14 octobre 2024.
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Après des enquêtes menées du mois de juin 2024 jusqu’à octobre 2024, le CIDDHOPE note une « recrudescence alarmante des cas de tracasseries et de pillages perpétrés par certains présumés militaires des FARDC ». Il parle de la région d’Alimbongo, en territoire de Lubero.Â
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C’est avant et après le repli-stratégique des FARDC sur les lignes de front de kanyabayonga.
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Ce même document signale que les actions commises par les éléments de la Force loyaliste « violent les droits humains et les droits internationaux humanitaires» dans cette partie du pays.Â
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Le CIDDHOPE craint que cette situation « pousse à la rupture du mariage civilo-militaire, suite à l’impunité» dont sont comblés certains officiers militaires et troupes des Forces armées de la République démocratique du Congo.
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Cette organisation des droits de l’homme appelle ainsi le vice-premier-ministre, ministère de la justice et garde du sceau à « travailler dans unité avec l’auditeur général des FARDC et l’auditeur militaire supérieur près de la cour militaire du Nord-Kivu pour que les officiers militaires auteurs des violations des droits humains ne jouissent nullement d’impunité».
Cette structure appelle au même moment le président de la république Félix Tshisekedi ainsi que le chef d’état major des FARDC à « intensifier la sensibilisation de tous les officiers généraux, officiers supérieurs, sous-officiers dans les zones opérationnelles au Grand-Nord sur le mariage civilo-militaire».Â
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Cela devrait également, selon le CIDDHOPE passé par l’appel aux militaires « de s’abstenir de toute attitude, pratique et agissement visant par ricochet à appuyer les terroristes du M23-RDF ».
Le CIDDHOPE alerte les autorités militaires sur les arrestations considérées d’arbitraires de certains citoyens innocents et incarcérés dans la région de Beni avec leurs biens. Il appelle à la libération sans condition des civils incarcérés arbitrairement.
Il sied à signaler que le repli stratégique des FARDC avait eu lieu au mois de juin 2024 de Kanyabayonga vers l’axe Matembe-Alimbongo. Ce dernier était suivi d’une trêve humanitaire et d’un cessez-le-feu, qui est actuellement en application.
Patrick Kambere Siriwayo










