Plus de 750 ex-otages des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont depuis 3 ans été remis dans leurs familles respectives par la Fondation américaine BridgeWay, dans la région de Beni et Lubero au Nord-Kivu (Est de la RDC).Â
Ces statistiques ont été livrées à Beni par Jérémie Sekombi Katondolo, responsable de cette fondation, au cours d’un point de presse animé conjointement avec l’organisation Ukweli Defection Committee.
Tout en indiquant que la fondation américaine BridgetWay travaille en commun accord avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et celles de la Défense du peuple ougandais (UPDF) dans les opérations Shujaa.
« Nous avons réinséré exactement 782 ex-combattants et ex-otages confondus. Nous travaillons en soutien aux opérations Shujaa, les opérations conjointes entre les FARDC, l’armée de la République démocratique du Congo, et l’UPDF, l’armée de l’Ouganda. C’est ainsi qu’en collaboration, nous mettons l’accent sur la réédition et la défection des rendus», déclare Jérémie Sekombi Katondolo.
Ce cadre de la fondation américaine, confirme qu’avant la réinsertion des ex-otages au sein de la communauté, un travail préparatoire est mené pour lutter contre les cas de récidivisme. Ce, aux côtés du recrutement dans les communautés cibles.
Jérémie Sekombi, qui reconnaît qu’il reste encore trop à faire, signale qu’il est essentiel qu’une série de sensibilisations soit menée pour que les rendus soient bien traités par les forces loyalistes et leurs communautés.
Le grand Nord-Kivu est depuis des décennies sous les affres de la guerre, dont sont auteurs les groupes armés locaux et étrangers. C’est entre autres les miliciens et rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ayant une origine ougandaise. Les rebelles du M23 menacent depuis plusieurs mois les entités du grand Nord en voulant y progresser.
Glodi Mirembe










