Dans un rapport rendu public, mercredi 27 novembre, la coordination de la protection civile de la province de l’Ituri a alerté sur un recrutement par des groupes armés maï-maï dits « Wazalendo ». Cela pour ce service impacte négativement sur la protection des enfants dans les entités situées sur l’axe Biakato-Makeke.
D’après Robert Ndjalonga, coordonnateur de la protection civile, des cas de recrutement d’enfants dont l’âge varie entre 10 et 14 ans sont rapportés ces derniers temps dans le village Makeke, chefferie de Bella et Kukuya en groupement Mambembe dans la chefferie de Babila Babombi par ces groupes armés.
Tout en condamnant ce qu’il qualifie de violation des droits de l’enfant, le coordonateur de la protection civile appelle les autorités compétentes à mettre en place des mesures contraignantes en vue de décourager cette pratique.
« L’activisme des groupes armés dits Wazalendo continue à impacter négativement la protection de l’enfant dans les entités se trouvant sur l’axe Biakato–Makeke. À part plus de 5 positions situées à l’Est de Biakato, sur l’une placée à Mangina (Ndlr : limite entre l’Ituri et le Nord-Kivu), il est signalé le recrutement d’enfants mineurs de 10 à 14 ans dans le village Makeke, par ce groupe armé. Cet effet constitue la violation de la protection de l’enfant. Il est nécessaire de prendre des mécanismes pouvant amener à décourager cette pratique et à encourager les pratiques cadrant avec les droits de l’enfant en impliquant toutes les parties concernées », lance-t-il.
Il sied de signaler que cette partie du territoire de Mambasa reste un épicentre de l’activisme des groupes armés locaux, dont des mai-mai, et étrangers, notamment les ADF.
Patrick Kambere Siriwayo










