Du mois de janvier à novembre 2024 en cours, 322 personnes ont été tuées aux côtés de 9 autres portées disparues par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Ces statistiques ont été livrées par la Convention pour le respect des droits humains (CRDH) antenne de Mambasa dans un rapport publié lundi 18 novembre 2024.
Ce bilan est celui de la chefferie de Babila Babombi dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri, Est de la République démocratique du Congo.
Selon Ram’s Malikidogo, activiste des droits humains de la CRDH, les enquêtes ont débuté le 03 janvier 2024 jusqu’à ces jours.
Les attaques des rebelles ADF et leurs supplétifs menées dans le territoire de Mambasa ont coûté la vie à plus ou moins 322 civils tués dont 91 femmes, 96 civils portés disparus, 33 maisons d’habitation incendiées, 9 motos incendiées, plus de 20 chèvres emportées et 6 personnes blessées.
Il ajoute que la moyenne de ce bilan fait au moins 29 personnes tuées, 8 disparues chaque mois par les ADF. La CRDH s’inquiète au même moment de la circulation en électro-libre des rebelles dans le groupement Bakaeku où, selon elle, ils auraient érigé un nouveau bastion.
La CRDH appelle le gouvernement congolais à construire les centres psychologiques dans le but de dé-traumatiser les enfants orphelins. Les autorités militaires devraient aussi élargir les opérations conjointes des FARDC-UPDF dans cette partie du pays pour imposer l’autorité de l’État.
« […] aux autorités militaires d’élargir les opérations conjointes FARDC-UPDF dans cette partie pour épargner nos compatriotes au carnage, aussi aux ONG de venir en aide à cette population longtemps meurtrière, et au gouvernement de construire les centres psychologiques pour détraumatiser cette population, surtout les enfants orphelins de cette situation », rapporte-t-il.
Les territoires de Mambasa et Irumu secoués par les atrocités commises par les présumés rebelles des ADF et leurs supplétifs aux côtés des groupes armés locaux.
Patrick Kambere Siriwayo










