C’est un total de 24 embarcations ainsi que les matériels de pêche, dont des moteurs hors-bord voire des filets, qui ont depuis le 09 octobre 2024 été saisis par la police lacustre ougandaise. Les biens récupérés ont été transportés à Butiaba (ville ougandaise).
Des propriétaires de ces équipements lacustres ont y aussi été conduits en détention (Ouganda). Ils sont accusés de faire de la pêche illicite sur les eaux territoriales ougandaises. La révélation émane de la société civile de la chefferie de Makambo, dans le territoire de Mahagi en Ituri (Est de la RDC).
Cette structure citoyenne, via son représentant Grégoire Thumitho de la société civile, note que les pêcheurs congolais détenus à la prison de Bulisia doivent payer 200 dollars américains pour leur mise en liberté.
Au même moment, Grégoire pense qu’il est plus qu’urgent que les autorités interviennent pour la libération des pêcheurs congolais.
« Ces militaires ougandais accusent ces Congolais d’avoir violé la frontière sur le lac où ils pratiquent la pêche non autorisée en Ouganda. Face à cette situation, la société civile demande aux militaires de l’unité de la force navale des FARDC basée à Muguma de multiplier des patrouilles de combat sur le lac ; que les deux entités, à savoir le territoire de Mahagi et le district ougandais de Bulisa, rentrent en contact pour trouver une issue favorable à ce dossier. La société civile demande la libération sans condition de ces Congolais qui croupissent en mission et dont les familles sont tracassées pour vendre leurs biens afin d’obtenir la libération de ces pêcheurs », a-t-il ajouté.
La société civile invite au même moment la force navale des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) affectée à Muguma à multiplier des patrouilles pour éviter toute éventualité.
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