Les forces politiques et sociales de la République démocratique du Congo, via le FCC, Lamuka, Ensemble pour la République et Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), ont décidé de contrer le projet de révision ou changement de la Constitution annoncé par le président Félix Tshisekedi. Des manifestations sont ainsi annoncées au pays.
Mercredi 20 novembre 2024 au siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), à Kinshasa, dans leur déclaration, les signataires ont démontré que la constitution du 18 février 2006, contrairement aux déclarations de Félix Tshisekedi, « a été rédigée par le Parlement congolais et adoptée par le peuple au référendum dans sa très grande majorité, exprimée à 85 % » et non à l’étranger.
Dans un travail des Congolais réunis à Simisimi dans la ville de Kisangani, la rédaction de la constitution selon l’esprit de cette déclaration visait à « prévenir les conflits internes, promouvoir et consolider la cohésion et l’unité nationale, garantir les libertés publiques, promouvoir l’État de droit, empêcher les dérives dictatoriales et garantir une alternance démocratique régulière ».
Tout en indiquant, via cette déclaration, que l’article 217 dont s’appuie Félix Tshisekedi pour changer la constitution est pour lui, une confusion de « la notion de souveraineté avec la cession par terre ». Au même moment, les forces politiques et sociales de la RDC signalent qu’aucune disposition de la Constitution ne bloque l’amélioration par le président des conditions sociales des congolais.
Ces forces rappellent que le moment n’est pas opportun pour une révision ou un changement de la constitution, en vue de la crise sécuritaire au pays, caractérisée par une agression rwandaise au Nord-Kivu via le M23, aux côtés des conflits armés dans plusieurs entités des provinces de l’Est de la RDC et ailleurs au pays.
« La RDC est confrontée, sur son intégrité territoriale, à une grave menace alimentée par l’ingérence directe du Rwanda et de l’Ouganda et la résurgence du M23. À cela s’ajoutent les violences des ADF à Beni et Irumu, de CODECO et Zaïre en Ituri, la présence de troupes burundaises au Sud-Kivu, les massacres perpétrés par les Mobondo dans Kwamouth, Bagata, Kenge, Kimvula et à Maluku (…) les massacres des fidèles de l’Église wazalendo à Goma, des prisonniers à Makala, les massacres de Kilwa, Luilu et Kilobelobe dans le Grand Katanga», lit-on dans cette déclaration.
L’esprit de ce document a rappelé que le changement de la constitution est un plan pour l’actuel président à « s’éterniser au pouvoir du reste usurpé et briguer un 3e mandat». Les auteurs de la déclaration qualifient le changement de la constitution de « coup d’État et exposent son auteur à des poursuites indiciaires pour haute trahison », vu que la loi fondamentale ne prévoit pas de mécanisme de changement.
Tout en appelant le peuple congolais à une forte mobilisation pour barrer la route au projet du président de la République, les forces politiques et sociales rapportent que « des manifestations citoyennes à travers tout le pays et dans la diaspora seront organisées dans les jours à venir pour défendre notre constitution et barrer la route à monsieur Félix Tshisekedi».
Glodi Mirembe










