Les parents d’élèves réunis au sein de l’Association nationale des parents des élèves du Congo (ANAPECO) appellent le gouvernement de la RDC à sanctionner tous les enseignants qui sont encore en grève. C’est du président de cette structure que cet appel émane jeudi 16 octobre 2024.
Steve Diatezua a affirmé que certains enseignants ont déjà accepté de reprendre le chemin de l’école à travers le pays, encadrant ainsi les apprenants.
Il fustige le comportement d’autres enseignants qui continuent à durcir leur mouvement de grève malgré sa levée par les grands syndicats des enseignants au pays. Selon lui, plus de 80 % des écoles publiques organisent depuis la rentrée scolaire les activités d’enseignement.
« […] Les grands syndicats installés dans le pays ont donné le mot d’ordre pour suspendre la grève. Et les enseignants sont à l’école. Mais ceux-là qui sont instrumentalisés par des mains noires veulent continuer à sécher le travail. C’est ce que nous déplorons, en tant que parent », indique Steve Diatezua à la Radio onusienne en RDC.
L’ANAPECO pense que le gouvernement devrait sanctionner les enseignants grévistes qui touchent l’argent de l’État sans travailler.
« Nous demandons à l’État de prendre ses responsabilités parce qu’on ne peut pas payer les gens qui refusent de travailler», a-t-il rappelé.
Le Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) et le SYNECAT avaient annoncé lundi 07 octobre 2024 la suspension de leur mouvement de grève en République démocratique du Congo.
C’était selon eux, après avoir trouvé un terrain d’attente provisoire avec le gouvernement sur les préoccupations couchées dans leur cahier de charge. Si dans certaines provinces cette mesure est déjà mise en application, dans d’autres, par contre, le mouvement de grève continue.
Les enseignants réclament l’augmentation de leur salaire à hauteur de 1 million 500 mille francs, soit 500 USD, les listings avec montant, la suppression des zones salariales, le payement des nouvelles unités et non payés.
Glodi Mirembe










