Du 21 au 26 octobre 2024, se tiendront à Washington DC les assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale, où une délégation burundaise, dirigée par le Ministre des Finances, participe.
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Cette rencontre internationale aborde des enjeux mondiaux majeurs, tels que l’extrême pauvreté persistante et l’entrée annuelle de jeunes sur le marché du travail dans les pays du Sud.
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Pour le Burundi, les discussions se concentrent sur des thèmes cruciaux comme la réforme du système de Bretton Woods, la gestion de la dette, le financement de la lutte contre les changements climatiques et le système fiscal international.Â
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Les questions de la dette et de la mobilisation des ressources occupent une place impôt, notamment après l’annulation significative de la dette du Burundi en 2009.
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Cependant, malgré les efforts déployés et l’importance des financements reçus, la situation économique du Burundi reste préoccupante. La dette extérieure du pays a augmenté de manière alarmante, dépassant les capacités de remboursement.
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Parallèlement, la pauvreté et l’insécurité alimentaire persistent, avec des indicateurs sociaux et économiques inquiétants tels que la dégradation du niveau de vie et des services sociaux de base.
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Face à ces défis, la délégation burundaise cherche à solliciter des appuis financiers et à attirer des investisseurs privés pour relancer l’économie du pays.
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Cependant, les partenaires internationaux et les investisseurs sont confrontés à des préoccupations majeures, telles que la corruption endémique, le manque de réformes économiques et la faiblesse des capacités institutionnelles.
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La nécessité d’une profonde réflexion sur l’efficacité de l’aide et des financements reçus se fait de plus en plus pressante, mettant en avant les défis majeurs auxquels le Burundi est confronté dans sa quête de développement durable et de lutte contre la pauvreté.
Pascal Nduyiri










