RDC : premier cas suspect du virus Marburg enregistré à Goma

La ville touristique de Goma au Nord-Kivu a enregistré la semaine dernière son premier cas suspect du virus de Marburg, après la ville rwandaise de Gisenyi. Le médecin coordonnateur du PEV (Programme élargi de vaccination) au Nord-Kivu appelle à l’observance des mesures barrières.Â

Dans un entretien avec Radio Okapi, le docteur Hans Bateyi, coordonnateur du PAV, a indiqué que la frontalière de Goma a notifié un cas confirmé, alors que Gisenyi a aussi enregistré un autre suspect.Â

Tout indiquant que cette épidémie sévit dans plusieurs pays limitrophes de la RDC, Dr Hans Bateyi invite les habitants à observer les règles d’hygiène pour lutter contre le virus de Marburg.

« C’est une épidémie qui sévit dans plusieurs pays limitrophes. En Tanzanie, en Ouganda et depuis un certain temps, au Rwanda où sévit l’épidémie de virus de Marburg. Et dans la ville proche de Goma, la ville de Gisenyi à Rubavu, on a eu un cas. Or, quand vous voyez Gisenyi et Goma, ce sont deux villes qui sont frontalières, et la population se côtoie, il y a des mouvements d’entrée et de sortie, et nous sommes les plus exposés à être contaminés également par cette maladie », indique-t-il.

Le virus de Marburg se transmet d’une personne à l’autre par contact avec des fluides corporels, à l’instar du virus Ebola. 

L’infection par le virus de Marburg débute par une forte fièvre, des maux de tête intenses et des douleurs musculaires. Ces premiers symptômes sont souvent suivis de diarrhées aqueuses, de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements, accompagnés d’une extrême fatigue et d’un état de léthargie.

De nombreuses personnes développent ensuite une fièvre hémorragique virale sévère. Dans les cas graves, du sang peut être présent dans les vomissements et les selles, et des saignements peuvent survenir au niveau du nez, des gencives et du vagin.

L’assaut du virus est si violent que la plupart des personnes infectées meurent huit à neuf jours après l’infection, souvent à cause d’une hémorragie massive.

Le risque de propagation mondiale est élevé dans un monde de plus en plus globalisé, où les déplacements sont fréquents, d’autant plus que la période d’incubation du virus peut atteindre trois semaines. Avec un taux de mortalité aussi élevé, une pandémie de Marburg serait potentiellement dévastatrice.

Les chauves-souris frugivores roussettes d’Égypte sont souvent porteuses du virus. Par le passé, les singes verts africains ont transmis le virus aux humains en Ouganda, mais les porcs peuvent également être infectés et jouer un rôle dans la transmission.

Le virus de Marburg se transmet par contact direct, via des plaies ou les muqueuses avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres fluides corporels des personnes infectées, ainsi que par des objets contaminés, comme la literie.

Cela explique pourquoi les soignants qui traitent des patients atteints du virus sont souvent contaminés eux-mêmes. De plus, les rites funéraires impliquant un contact direct avec le corps peuvent également accélérer la propagation du virus.

Glodi Mirembe

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