Le régime spécial de l’État de siège en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu a de nouveau été prorogé par les décideurs à l’Assemblée nationale pour la 85e fois, au cours d’une plénière, jeudi 07 novembre 2024. Une délégation a été annoncée pour mener une évaluation sur le terrain.
Cette prorogation sans débat est intervenue après un vote par 316 députés nationaux sur 351 présents.
D’après les sources proches de la chambre basse du Parlement, ce choix de voter sans débat traduit à suffisance la position de l’Assemblée nationale sur l’urgence d’une évaluation de cette mesure d’exception.
C’est au vu de certaines dérives et mégestions enregistrées et dénoncées dans les provinces sous État de siège. Le vice-ministre de la Justice et du Contentieux international, Samuel Bemba, qui a présenté et défendu ce projet de loi, a profité de la tribune pour livrer le message de la première ministre.
Il s’agit de la mise en place d’une commission constituée par une mission gouvernementale associée aux élus nationaux de deux provinces. La date maintenue est le 21 novembre 2024. L’évaluation de la mesure de l’État de siège, quant à elle, interviendra vers la fin du mois de novembre 2024.
Pour le président de l’Assemblée nationale, ces assises devront se tenir dans les enceintes de la chambre basse du Parlement, siège de la représentation nationale.
Plusieurs motions d’information ont été également liées par les députés nationaux au cours de cette plénière, abordant la situation tant sécuritaire que sanitaire dans leurs agglomérations respectives.
L’État de siège décrété en mai 2021 en Ituri et au Nord-Kivu avait pour but de mettre fin à l’insécurité et de rétablir l’autorité de l’État. Trois ans après, des controverses restent pendantes sur sa performance ou sa contre-performance au sein de l’opinion.
Néhémie Paluku










