Les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) ont tué le week-end dernier 15 personnes à Kiseguru, une agglomération du groupement Binza, chefferie de Bwisha, en territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les personnes civiles tuées ont, d’après la société civile et plusieurs autres sources, été surprises par les rebelles qui ont, au cours de cette attaque, ouvert le feu de la mitrailleuse.
C’est lorsque les victimes étaient en pleins travaux champêtres qu’elles ont été surprises par les rebelles qui les ont encerclés avant de les massacrer.
« Il y a eu des attaques dans les villages de Katwiguru et Kiseguru où nous venons d’enregistrer entre le 28 octobre et le 2 novembre plus de 15 civils massacrés dans une opération qui serait dirigée par un certain colonel Ernest. Les M23, dans la partie qu’ils contrôlent, ne veulent pas qu’il y ait des deuils », explique à Radio Okapi Kambala Nguka, un acteur de la société civile locale.
Un habitant de Kiseguru contacté par Azzureplus note que des hommes armés ne cessent de circuler dans leurs champs. Ce, après que les rebelles du Mouvement du 23 mars aient instruit aux habitants de ne pas se rendre dans des champs. Il alerte le danger que courent ces derniers temps les cultivateurs.
« Il y a certaines personnes qui circulent dans les champs avec des armes, ce sont elles qui seraient les acteurs de ces cas d’assassinat que nous sommes en train d’enregistrer dans les champs. Le M23 nous interdit d’aller dans nos champs, voilà même que nous nous retrouvons devant un danger d’insécurité. Nous ne savons pas quoi faire. Ils ont même coupé la tête d’une victime, aller avec», confirme un habitant de Kiseguro joint par Azzureplus.
À en croire nos sources locales, les rebelles du M23 ne cessent de s’illustrer dans le massacre des civils dans des entités sous leur emprise, dans le territoire de Rutsuru et Masisi. Elles signalent qu’une autre tuerie de 5 civils dont sont auteurs les rebelles du M23 supplétif du Rwanda a été enregistrée en groupement Tongo au début du mois d’octobre 2024.
D’autres personnes, environ 9 ont disparu depuis lundi dernier et restent jusque-là dans une destination inconnue. Ce, aux côtés de 3 jeunes garçons âgés de 17 ans dans les champs de Migarassion.
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