La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a émis un message clair et sans équivoque ce week-end : « Non au changement ou à la révision de la Constitution ». Cette déclaration a été prononcée par monseigneur Donatien Nshole, secrétaire général de cette institution religieuse, lors d’une interview accordée à la Radio Okapi.
Monseigneur Nshole a souligné l’importance de la Constitution actuelle pour la stabilité de l’Est de la RDC et l’unité du pays.
Toute tentative de modification pourrait selon lui avoir des conséquences néfastes pour la République, exacerbant les tensions politiques et sociales existantes.
Il a qualifié ce projet de « dangereux », incitant ainsi les Congolais à rester vigilants face à ce qu’il considère comme une menace pour les fondements démocratiques du pays.
Dans un contexte où les débats autour des réformes constitutionnelles suscitent des inquiétudes parmi la population, la CENCO appelle à une mobilisation générale. Les prélats catholiques souhaitent ainsi galvaniser l’opinion publique pour faire entendre leur voix et défendre les valeurs démocratiques.
Cette déclaration intervient alors que plusieurs acteurs politiques et sociaux expriment également leurs préoccupations quant aux risques d’une révision constitutionnelle.
La CENCO, en tant qu’autorité morale et spirituelle, cherche à jouer un rôle clé dans le débat national, en encourageant des discussions pacifiques et constructives sur l’avenir du pays.
Les prochaines semaines pourraient s’avérer décisives pour le Congo, alors que les débats sur cette question sensible continuent d’animer la scène politique. La CENCO reste déterminée à défendre les principes démocratiques et à veiller au bien-être de la Nation congolaise.
Pascal Nduyiri










