RDC : « la constitution ne doit pas être traitée comme quelque chose de sacré » Vice-président de l’Assemblée nationale

Le Premier vice-président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a exprimé le vÅ“u de voir une évolution de la constitution. C’était vendredi 04 octobre 2024, au cours d’une conférence de presse qu’il a organisée à Kinshasa, capitale de la RDC.Â

Dans ses propos, Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu a signifié que la Constitution ne devrait pas garder le caractère sacré et immuable, entravant ainsi une modification. Il a aussi rappelé que la Constitution a déjà connu des révisions, à l’instar de l’article 220 modifié en 2011. 

« Moi, je n’ai pas de fétichisme. La Constitution ne doit pas être traitée comme quelque chose de sacré et immuable […]. Même dans sa version la plus radicale, la Constitution a pris des révisions, comme l’article 220 qui a été modifié», indique Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Ce haut cadre de l’Assemblée nationale a démontré une introduction de nouvelles dispositions dans la loi congolaise. C’est comme la possibilité pour le président de la République de révoquer les gouverneurs de province, une façon pour lui de modifier l’équilibre des pouvoirs en provinces. 

Cependant, il a invité le peuple congolais à avoir le courage de décider de la modification de la constitution pour son évolution : « Un peuple qui veut aller de l’avant doit avoir le courage de regarder les choses en face et de décider de ce qui doit être modifié », a-t-il dit.Â

Tout en notant que l’objectif principal de la constitution en RDC était de mettre un terme à l’usage des armes pour la conquête du pouvoir, Tshilumbayi fait observer que cet objectif n’est pas encore atteint. 

Selon lui, un débat sur l’évolution de la constitution devra voir le jour dans le cas où le peuple est d’accord pour sa modification, vu que cela est prévu par la constitution.

« Le secrétaire général Augustin Kabuya réfléchi à haute voix. Il a ses raisons qui soutiennent qu’on peut mettre ce débat sur la table. Et si la majorité des Congolais y adhère, qui êtes-vous pour empêcher le peuple d’exprimer sa volonté ? Il va l’exprimer», a-t-il ajouté.

Cependant, ce cadre de l’UDPS rappelle que la discussion sur une révision constitutionnelle ne peut avoir lieu tant que l’état de siège est en vigueur dans certaines provinces, comme le prévoient les textes.

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